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Conseils de mise en page et PAO


Conseils de mise en page et recommandations

Les conseils que je peux vous donner sont basés sur une expérience de plusieurs années de mise en page en autodidacte.

Aussi si des erreurs ou des conseils ne seraient plus d'actualité, ne m'en veuillez pas.


Les étapes de la PAO

Voici les étapes indispensables à la création d'une publication (comportant des images ou des graphiques)

Calibration de son scanner, de son écran et périphériques de sorties (imprimante).

Vous constaterez qu'entre une photographie que vous numérisez, l'écran où l'image apparait et l'impression du fichier sans retouche, vous n'avez pas le même rendu des couleurs ni la même perception. Recherchez sur internet les moyens de calibrer vos matériels. Le site date de 1999 mais est encore actuel et très intéressant.

Numérisation des images (avec un scanner) ou achat des images (à une banque d'images comme Corbis, Fotolia...).

Lorsque vous avez des photographies, des ektaprints, des diapositives ou bien si vous voulez numériser des originaux papiers, le scan de ces éléments ne se fera pas de la même manière. Inutile de plagier des articles bien réalisés pour tout comprendre sur les étapes importantes de l'acquisition et des retouches élémentaires. Si votre livre comporte beaucoup d'illustration, investissez du temps pour apprendre les notions essentielles à la bonne prise en main de votre scanner et de votre logiciel de retouche d'image. Les manuels d'utilisation de l'un et de l'autre vous procureront des éléments indispensables à un bon calibrage et acquisition des différents supports.

Réglez à l'aide de la pipette blanche « les blancs » sur la partie la plus claire à numériser. A l'aide de la pipette noire, vous faites la même opération avec la partie la plus sombre.
Le nombre de DPI représente la finesse d'analyse de votre scanner. Plus celui-ci est élevé, plus le poids augmente, plus grande l'image pourra être imprimée. Le nombre de DPI peut être « interpolé » c'est-à-dire augmenté de manière logicielle par le pilote de votre scanner. Sachez que la définition réelle de votre matériel est la résolution non interpolée. Il faut connaître la dimension de l'image que vous souhaitez imprimer. L'impression numérique ou offset nécessite 300DPI par inch/pouce (impression de magazine, de livres...). Si vous avez besoin d'une image de 10 X 10 cm et que l'on scanne au double de la résolution avant réglages, il sera nécessaire de numériser à 2400DPI une photo de 2,5 X 2,5cm.

Le nombre de DPI utile pour une impression dans la presse quotidienne ne sera que de 170DPI mais mieux vaut demander au préalable. Si vous réalisez des « beaux livres » ou bien des revues de très haute qualité, (merci déjà de me lire) l'impression peut même être à 400 ou 600 DPI.

En savoir plus sur l'image numérique paragraphe « Mieux comprendre la résolution ».

Pour rééchantillonner une image, deux types d'interpolation sont couramment utilisés.

Le rééchantillonnement « au plus proche » pour les graphiques ou des images comportant des stores, des barrières, des bords nets.

Le rééchantillonnement bicubique sera plus performant pour une photographie classique.

Généralités sur les scanners Pilotage des scanners

Retouche des images (corrections chromatiques, correction des défauts, détourage, etc.).

Connaître la manière dont est rendue la couleur suivant le support utilisé (l'écran RVB ou l'impression CMJN) est indispensable pour intervenir efficacement sur des scans ou une image déjà numérisée ou acquise au moyen d'un appareil photo. Cliquez sur IMAGE ECRAN qui vous résumera la synthèse des couleurs et la différence entre image écran et image imprimée. De nombreuses ressources sur la Colorimetrie et la couleur

Le réglage idéal pour le contraste d'une image consiste à lisser les tons hauts et bas : ramenez entre 5 et 95% la densité de chaque épreuve.

Régler le contraste avec les niveaux
Pour retoucher un visage
Supprimer les yeux rouges et tous les autres tutoriels sur la retouche de vos images
La retouche photo avec Gimp
Retoucher une photo sous-exposée
Retoucher une photo surexposée

Des images gratuites sur Bibliothèque de Grenoble à condition d'en indiquer la provenance.

Saisie du texte directement sous votre logiciel de mise en page ou à l'aide d'un traitement de texte

Tout d'abord, vous devez assurer l'homogénéité et la cohérence de nombreux points sans lesquels votre ouvrage restera une ébauche et ne convaincra pas un éditeur de l'imprimer en tant que livre. Il vous faut standardise et optimiser :

- La manière d'organiser vos idées, le découpage de vos paragraphes
Commencez par coucher sur le papier les grandes lignes de votre récit ou éventuellement réalisez un panneau avec des post-it que vous pouvez classer par couleur, par chronologie... Etablissez un sommaire de votre manuscrit : sur le papier, on écrit moins vite mais on va à l'essentiel.

- Le style narratif que vous avez utilisé
Le style narratif est préférable dans les œuvres descriptives : On raconte une histoire, en décrivant comment on a choisi le sujet, en déterminant quels sont les objectifs, comment nous les avons explorés, quelles sont les données et les résultats, et quelle est la conclusion.
La séquence narrative débute souvent par la situation initiale qui est l'ensemble de relations stables. Puis une perturbation du contexte ou dans l'histoire provoque une modification d'une au moins de ces relations, ce qui crée un état de déséquilibre. La troisième étape est la transformation résultant de l'action d'un participant de la situation initiale, modifiant la relation, puis l'achèvement de la transformation provoquant un résultat local sur les relations directement concernées. A. Soulez : « le style, c'est l'écriture de la méthode ».

- Le style grammatical, niveau de langage, les temps utilisés
La cohérence du style grammatical dans des paragraphes de votre ouvrage est à vérifier pour l'ensemble de votre livre.

- Le vocabulaire que vous employez
La recherche de mots spécifiques à vos descriptions viendra enrichir la syntaxe pour en éviter les répétitions inappropriées. Il conviendra de trouver les synonymes nécessaires à une « non répétition » sans pour autant utiliser des mots inappropriés ou sortis de leur contexte.

- Les exemples décrits et le niveau de détail de votre récit
La précision de chaque partie de votre histoire et les précisions détaillées et structurées apporteront le réalisme nécessaire au roman ou à la véracité de votre texte. Aussi, ajoutez autant de précisions que vous le souhaitez.

- Les informations et citations tirées de sources extérieures et identification des notes de bas de page
Vous pouvez également recourir à internet pour rechercher des éléments d'information qui seront à recouper entre elles pour établir une opinion. Attention toutefois à certains sujets qui peuvent parfois être « phagocytés » par la multiplication de sites destinés à positionner une idée ou un concept en tête des résultats de Google alors que les opinions éclairées n'atteignant pas les « apogées d'internet » risquent de se perdre dans les résultats erronés d'une recherche par mot clé.

- Les notes de bas de pages permettent d'apporter une précision historique ou des références à d'autres œuvres, écrivains. Leur richesse permet d'apprécier le degré de précision et la qualité de vos recherches.

- Pour les citations dans le texte
Les citations en français seront notées entre guillemets français « ... » mais les citations en langue étrangère - comme les mots étrangers - doivent être en italique. Guillemets et italique s'excluent normalement. Lorsqu'une citation est fondue dans le texte mais se termine par une phrase complète, le point final est à l'extérieur des guillemets.

- Les références à des articles ou des citations issues de livres et documents imprimés
Numéroter consécutivement les références dans l'ordre de leur première apparition dans le texte. Identifier les références dans le texte, les tableaux et les légendes par des chiffres arabes entre parenthèses. Les références citées uniquement dans les tableaux ou les légendes des illustrations doivent être numérotées selon la séquence établie par leur première apparition dans le texte se rapportant à ces tableaux ou illustrations. Puis en bas de page, après le numéro d'identification, vous ajouterez le nom du ou des auteurs/personnes citées, le titre de l'ouvrage d'où est tiré l'extrait, la version du livre et sa collection s'il y en a une, puis les éditions de la revue et enfin l'année de la citation ; ensuite le numéro d'enregistrement d'une éventuelle société qui sponsoriserait la publication (milieu médical par exemple).

- La précision dans l'utilisation de concepts et des mots spécifiques au contexte de l'histoire
Trouvez des informations dans des livres, ou bien par des rencontres avec des personnes pouvant vous aider dans la narration (qui vous fourniront les mots pour le dire et le contexte dans lequel ils doivent être utilisés). De plus l'enrichissement de vos connaissances de la notion historique évitera éventuellement des erreurs ou des inexactitudes.

- L'orthographe et la ponctuation
Vérifiez l'orthographe, les traitements de textes proposent un dictionnaire souvent plus évolué que celui du logiciel de mise en page.
Une fois le correcteur orthographique passé sur l'ensemble du texte, vérifiez les homophones qui ne seront pas pris en compte par le correcteur orthographique (ex. mangé/manger) ou les harmonies phonétiques (ce ou cet). Ne laissez pas de fautes d'orthographe ou de syntaxe altérer la véracité de votre ouvrage par des inexactitudes facilement corrigeables.

La ponctuation permet de donner le ton de votre récit. Elle peut déterminer le sens d'une phrase. Elle rythme vos idées.

Une fois l'étape d'écriture du texte finalisée, n'hésitez pas à faire intervenir vos proches pour vous donner des idées, des précisions, reformuler des idées, préciser des situations. La partie correction relecture doit vous prendre au moins trois fois plus de temps que la rédaction si vous êtes débutant. Ceci constituera la partie la plus importante de votre investissement en temps.

Effectuez les modifications puis trouvez dès maintenant un éditeur car certaines étapes de la mise en page peuvent être remises en question par les éditeurs qui souhaitent reformater le contenu d'un ouvrage aux gabarits d'une collection ou influer de manière notable sur la présentation de la couverture.


Mise en page : les étapes théoriques et techniques

De la même manière que pour la saisie du texte, plusieurs axes de réflexion doivent vous apporter des variantes dans la réalisation de votre ouvrage au niveau esthétique et lisibilité.

La création de la couverture, sa composition :

Vous aurez à déterminer, après une rencontre avec l'éditeur qui établit ses obligations et contraintes afin de déterminer s'il faut :

  • Créer ou se formater au gabarit d'une collection ou réaliser un ouvrage isolé.
  • Déterminer le lectorat visé : suivant la nature du livre (parascolaire, grand public, ouvrages de médecine...), le style du livre (et/ou sa collection) détermine les grands principes qui seront mis en forme. L'éditeur détermine les principes marketing assurant les ventes de sa collection et la promotion des ouvrages.
  • Avant de commencer à créer une couverture, vous avez sans doute déjà une idée sur les éléments qui la composeront ainsi que le titre et le texte de résumé figurant au dos. Les études sur la lisibilité des pages imprimées peuvent modifier votre approche de création de votre couverture. Vous pouvez également réaliser une simple ébauche puis transmettre vos éléments à un professionnel qui se chargera de réaliser la couverture de votre ouvrage.
  • Rappelez-vous que la couverture, par son esthétique, positionne votre document par rapport au sujet, au thème abordé. La couverture est le principal élément marketing de la diffusion. C'est ce qui attire le regard du futur client. L'analyse du titre éveillera son intérêt. La prise en main doit être agréable (dimensions facilitant la lecture, papier de couverture texturé ou pelliculage mat apportant une sensation soyeuse).
  • Le résumé doit conforter le lecteur dans son acte d'achat ou d'emprunt (en bibliothèque). La nature même du contenu doit s'y transposer. Pour un roman, il faut évoque le mystère, la complexité du scénario, y faire apparaitre vos personnages principaux...
  • L'ensemble couverture-titre-résumé doit être homogène ou plus exactement en corrélation étroite.

La création de la couverture, les éléments déterminant sa mise en page :

1 - Couverture dans son ensemble :

  • le format de l'ouvrage ;
  • une iconographie plus ou moins chargée ;
  • le nombre de couleurs de la couverture : quadrichromie, bichromie, monochromie ;
  • La finition de la couverture : pelliculage, vernis machine, pelliculage et vernis sélectif...
  • les polices de caractère, le corps de la lettre de la typographie générale ;
  • la mise en exergue ou non du nom de l'auteur ;
  • la concurrence du secteur influant sur le visuel et l'accroche ;
  • épaisseur de la tranche afin d'y inscrire le titre et l'auteur ;
  • les photographies de couverture (fourniture de fichiers d'images en basse ou en haute définition à l'infographiste) ;
  • les éléments typographiques à faire figurer :

2 - Première de couverture :

  • titre ;
  • sous-titre éventuel ;
  • auteur ;
  • logo de la collection ;
  • logo de la maison d'édition.

3 - Quatrième de couverture :

  • rappel du titre (et sous-titre éventuel) ;
  • résumé ou texte de présentation de l'ouvrage ;
  • présentation éventuelle de la collection ;
  • biographie de l'auteur ;
  • code barre ;
  • logo de la collection ;
  • Logo de l'éditeur.

4 - Parties d'un ouvrage :

Un ouvrage comporte en début de volume, dans cet ordre :

  • une couverture ;
  • un feuillet blanc, ou s'il s'agit d'un ouvrage relié, deux feuillets blancs dont le premier sera collé à la couverture ;
  • le faux titre, en belle page ;
  • le titre, en belle page ;
  • éventuellement la dédicace, en belle page ;
  • éventuellement, un avis ou avertissement au verso (fausse page) d'un des feuillet précédent ;
  • éventuellement, dans cet ordre et en belle page, l'avant-propos, l'introduction et la préface ;
  • le texte proprement dit, dont la première page porte le numéro 1.

Il comporte en fin de volume, dans cet ordre et en belle page :

  • éventuellement la postface ;
  • éventuellement les notes de fin d'ouvrage ;
  • éventuellement la bibliographie ;
  • éventuellement un ou des index, table des illustrations (avec le crédit photo) ;
  • la table des matières ;
  • le colophon ;
  • l'achevé d'imprimé ;
  • le dépôt légal et le nom de l'imprimeur ;
  • un feuillet blanc, ou deux si l'ouvrage est relié.

On remarque qu'en typographie française, la table des matières se situe à la fin. Certains placent un sommaire (table des matières succincte) en début d'ouvrage, ou bien mettent la table des matières au début, à l'anglo-saxonne.

Pour la recherche d'un éditeur, vous pouvez naturellement créer une couverture provisoire intégrant le maximum d'éléments décrits ci-dessus. Pour créer un titre stylisé, voici des tutoriaux sur les effets originaux avec Photoshop.


Le contenu du livre

Pour le contenu du livre ou de la publication, c'est vous qui mettez en œuvre par vous-même ou en relation avec un infographiste :

1 - Le choix du titre des chapitres et leur mise en valeur.

Le titre d'un chapitre doit avoir un rapport direct avec le récit, le contexte ou le concept. Vous avez optimisé les mots utilisés pour vos titres afin de leur donner l'impact nécessaire. Utilisez de préférence les basses cases (les minuscules). Ne placez pas un titre trop loin de l'article, ni dans les marges car elles pourraient être coupées au massicotage.

2 - Le choix des polices de caractères et leurs utilisations dans les différents styles (italique, souligné, gras, maigre...)
Dans les choix de mise en page, la sélection des typographies est primordiale afin d'assurer une facilité de lecture idéale et une corrélation entre la police de caractère et le message.

Le choix d'une police avec empattement est judicieux pour une bonne lecture.
Il faut limiter le nombre de police de caractère par page : deux polices est un bon choix.
Pour agrémenter vos têtes de chapitres ou de thèmes, vous pouvez utiliser des lettrines pour créer
Faites un test de lecture d'une page. Construisez un document au format du livre à créer et insérez votre texte au format d'une page. Imprimez-là puis placezlà dans un livre du même format et commencez à lire ou faites lire la feuille. Si la police est correcte, le lecteur doit avoir une facilité de lecture et de compréhension. Le choix d'une bonne typographie doit exclure les polices à empattement et sélectionner une typo bâton plus facile à lire.
Des logiciels de gestion des polices de caractères vous permettent de stocker une seule version de chaque police pour éviter les doublons, ouvrir ou fermer des polices, visualiser des polices.

3 - La numérotation des chapitres, des pages, et la forme des en-têtes et pieds de pages.
Lors de la création d'un exemplaire destiné à l'éditeur ou dans le cadre de l'auto-édition, vous avez élaboré le contenu de votre livre. Vérifiez la concordance du sommaire et de chaque chapitre (sauf si vous avez créé le contenu à l'aide d'un sommaire dynamique – Word par exemple). Vérifiez la pagination et les entêtes et pieds de page. Vous noterez que vous pouvez soit créer une maquette page droite/page gauche dans les logiciels évolués de mise en page. Dans les traitements de textes, c'est la mise en page qui détermine si le document possède des pages recto et verso, mais vous pouvez positionner les numéros de pages, spécifier les marges des pages paires et impaires...

4 - La qualité des illustrations, leur pertinence par rapport au texte et leur organisation.
Pour la partie « numérisation des images » et « retouche des photographies » retournez en début de page.
Sélectionnez vos illustrations avec soins. Mieux vaut ne pas choisir une photographie mal cadrée, avec un mauvais contraste ou légèrement hors contexte plutôt que risquer d'apparaître mal inspiré voir incompétent.

5 - Les droits ou achats des photos utilisées dans votre livre.

Si vous souhaitez incorporer des photographies dans votre livre, vous devez nommer le photographe. De plus, vous devez fournir le justificatif du droit à imprimer l'image.
Si vous n'avez pas de photographie, vous pouvez avoir recours à des images libres de droits. Elles sont le plus souvent commercialisées sur CD-Rom. L'inconvénient est l'achat de la totalité des images contenues sur le CD-Rom alors que vous n'utiliserez que quelques unes.
Mais maintenant on trouve des banques d'images comme Fotolia, Gettyimages ou encore Fotosearch pour les banques généralistes et vous achetez les images dans le format que vous souhaitez et avec les droits spécifiques à une seule impression pour un support déterminé.
L'imprimeur vous demandera de justifier la propriété des images, demandera une décharge ou se retranchera derrière ses conditions générales de ventes.

Pour en savoir plus sur les conditions d'utilisation de photographies, le droit de publier des images, un livre intéressant :
Reproduction interdite ?
E. Pierrat, éd. Maxima, 2002, 236 p.

Création d'un modèle, un gabarit, ou une grille

C'est l'armature de la publication. Un gabarit se définit selon plusieurs éléments qui varient suivant les objectifs de mise en page. Si vous utilisez une lettrine ou une illustration, créez un modèle spécifique aux premières pages. Pour éviter de recommencer le montage de chaque page, un gabarit de page intérieure sera réalisé. Créez vos pages en fonction des pages en vis-à-vis et pas indépendamment les unes des autres.
Pour les magazines ou les revues comportant des thèmes ou des rubriques régulièrement publiées, des gabarits spécifiques de mise en page peuvent être réalisés, avec les codes couleurs et formes des titres, blocs...

- Le colonnage pour des articles de revues, des journaux

Esthétiquement un nombre impair de colonnes est préférable.

Le colonnage a pour but de structurer le positionnement du texte dans la page afin de permettre une lecture plus facile : ne pas dépasser si possible 60 caractères par colonne, espaces compris mais ne pas composer de colonne de moins de 30 signes, autrement les césures de texte seront plus répétées, rendant la lecture difficile. L'alignement du texte entre deux colonnes se réalise en remontant le texte de la colonne de gauche.

Les « gouttières » sont les espaces entre ces colonnes, pour des documents destinés à être pliés, il faut doubler leur dimension par rapport aux marges latérales afin qu'au pliage, les marges de gauche et de droite soient identiques. Dans les colonnes, l'insertion d'un tableau provoque un changement de sens de lecture.

- L'alignement du texte par rapport aux marges :

  • Le texte est « composé en fer à gauche » quand il est calé sur le côté gauche.
  • Le texte est « composé en fer à droite » quand il est calé sur le côté droit.
  • texte est dit justifié quand il se cale à la fois sur le côté droit et sur le côté gauche (composition en pavé). Il peut être centré par rapport aux marges.

- Les erreurs de mises en page à éviter

  • Eviter les lignes veuves (dernière ligne d'un paragraphe en haut d'une page).
  • Prendre garde aux orphelines (première ligne d'un paragraphe en bas d'une page).
  • Eviter les cheminées dans un texte justifié.
  • Eviter d'abuser des espaces entre paragraphes et des intertitres lorsque le texte est dense.

Incorporation des images au texte mis en page. Vérifiez que le mode d'enregistrement (CMJN) pour chaque photo ou logo soit correctement enregistré. Sélectionnez des photos qui regardent vers le centre du livre, de la revue (Sur une page de gauche, la photo « regarde » vers la droite). Ajoutez un texte pour apporter de la précision à votre cliché.

Vérification du travail (Vérification du fichier, comparaison entre des épreuves papier et la maquette initiale.) Si nécessaire, cette vérification donne lieu à un « Bon à Tirer » (terme inapproprié puisque normalement ce sont les épreuves réalisées à partir des films qui, une fois tirées, correspondent au « bon à tirer »).entre l'organisme réalisant la PAO et le donneur d'ordre.

Enregistrement du fichier : Après chaque modification du document, veillez à enregistrer votre composition. Le nom du fichier et de ses éléments doit laisser transparaître le maximum d'informations :

Nom du fichier = Nom de la société + nom du travail + N° de commande

Pour plus d'information sur l'enregistrement.

Flashage : Etape clé où les "films" nécessaires à l'imprimeur sont réalisés. Le matériel ayant évolué, les plaques sont directement gravées sans nécessiter le flashage des films. On parle alors de CTP (Computer To Plate)

Réalisation des épreuves couleur de type "Cromalin". Ces épreuves sont réalisées à partir des films et ne peuvent donc pas être produites avant. Si ces épreuves sont imprimées, cette vérification donne lieu à un "Bon à Tirer" entre l'organisme réalisant la PAO et le donneur d'ordre.

Le choix RVB

 


 Conseils spécifiques à certains logiciels

 

Adobe Illustrator

Adobe Illustrator

  • Votre format de page doit être au format d'impression définitif.
  • Pour les documents avec fond ou images partant à la coupe vous devez prévoir un bord perdu tout autour du fichier de 5 mm.
  • Toutes les polices de caractère doivent être vectorisées, cela évite d'oublier de les transférer et de les ouvrir.
  • Les filets doivent avoir un contour avec une épaisseur mais en dessous de 0,2 point, ils ne s'impriment pas correctement.
  • Les fichiers doivent être enregistrés au format illustator.eps.

Adobe Photoshop

Adobe Photoshop

  • Contrôlez bien que les images ne sont pas en RVB.
  • Votre fichier doit être en CMJN, Bitmap ou niveau de gris 300 dpi.
  • Aplatir l'image et l'enregistrer en Tiff ou Photoshop EPS.
  • Ne pas utiliser de compression, ni de profils couleurs, laissez les angles de trame et les fonctions de transfert par défaut sauf si l'imprimeur vous les fournis.
  • Pour les images détourées, créer un masque et enregistrer uniquement en EPS.
  • Votre format de page doit être au format d'impression définitif, la déformation d'une image devant être comprise de 95 à 105%.
  • Pour les documents avec fond ou images partant à la coupe vous devez prévoir un bord perdu tout autour du fichier de 2 à 5 mm.

Adobe InDesign

Adobe InDesign

  • Votre format de page doit être au format d'impression définitif.
  • Pour les documents avec fond ou images partant à la coupe vous devez prévoir un bord perdu tout autour du fichier de 2 à 5 mm.
  • Les couleurs doivent être créées en CMJN.
  • Toutes les polices de caractère doivent être vectorisées.
  • Les fichiers doivent être exportés en EPS et porter un nom spécifique (ex : carte "intitulé de votre commande").

Quark Xpress

Quark Xpress

  • Votre format de page doit être au format d'impression définitif.
  • Pour les documents avec fond ou images partant à la coupe vous devez prévoir un bord perdu tout autour du fichier de 2 mm.
  • Si votre produit doit être plié ou rainé, veuillez indiquer la position exacte du pli ainsi que le style de pliage.
  • Les images importées dans un bloc image à fond transparent présentent au flashage un crénelage des bords. Donnez toujours au bloc une couleur de fond (ex: Blanc). Ce problème concerne les images pixelisées, n'en tenez pas compte pour vos images vectorielles.
  • Laissez les paramètres de défonce par défaut.
  • Ne pas utiliser les styles de Xpress (outline, ombré, italique...). Préférez les polices contenant ces options.
  • Les couleurs personnalisées nommées doivent porter un nom spécifique (ex: Vert "intitulé de votre commande").

Corel Draw

Corel Draw

  • Contrôlez bien que les images ne sont pas en RVB.
  • Votre fichier doit être en CMJN.
  • Exportez votre fichier en .ai (Illustrator) systématiquement car de nombreux imprimeurs refusent les fichiers .cdr.
  • Vectorisez votre texte en courbe.
  • Si votre fichier contient des photos, exportez en TIFF 300 dpi.
  • Votre format de page doit être au format d'impression définitif.
  • Pour les documents avec fond ou images partant à la coupe, vous devez prévoir un bord perdu tout autour du fichier de 2 à 5 mm.

A NOTER !

Début 2013, Adobe lâche sa suite CS2...

Adobe met à disposition sa célèbre suite logicielle Creative Suite 2en version totalement fonctionnelle sous MAC ou PC.

Une occasion à ne pas manquer !

C'est à la surprise générale et avec un léger cafouillage dans la communication qu'Adobe a annoncé début 2013 la mise à disposition de sa suite logicielle phare de la création graphique.

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